Personnalisez Ubuntu, et créez une image ISO installable.


Par Bruno Séradzski.

GNU/Linux est un OS formidable, en dehors de toutes les qualités qu’on lui connaît, la plus importante à mes yeux, c’est la liberté d’en faire ce que l’on veut.

Linux, c’est un peu comme l’argile entre les mains du potier, on peut lui donner à peu près toutes les formes qui nous plaisent.

Déjà nous avons la chance qu’il existe de nombreuses distributions, une pléthore de bureau, des thèmes à foison, etc,etc ; on peut donc facilement trouver « chaussure à son pied », mais nous pouvons aller encore plus loin.

Dans cet article nous allons voir comment créer une image ISO personnalisée d’Ubuntu Mate, image ISO que vous pourrez installer sur d’autre machines et même partager avec la communauté des Ubuntéros si vous le souhaitez.

Trêve d’introduction, rentrons dans le vif du sujet.

Pour suivre ce tutoriel, vous aurez besoin d’une image de Ubuntu Mate que vous téléchargerez à cette adresse :

https://ubuntu-mate.org/download/

Pourquoi Ubuntu Mate ? Par ce que c’est la saveur Ubuntu qui se prête le mieux à ce genre de personnalisation.

Il vous faudra également installer « virtualBox » sur votre machine, disponible ici :

https://www.virtualbox.org/wiki/Linux_Downloads

Pensez également à télécharger les additions invitées « VirtualBox Extension Pack » afin de pouvoir utiliser les ports USB ainsi que le « copier/coller » et partager des dossiers entre votre machine physique et la machine virtuelle. Toute fois, ne les installez pas immédiatement, nous verront cela plus loin dans le tutoriel.

Si vous avez besoin d’aide pour configurer « VirtualBox » suivez le lien suivant, à la rubrique « Tutoriel VirtualBox » :

https://laurdbayrone.wordpress.com/essaye-ubuntu/

Vous aurez aussi besoin de « Pinguy Builder », mais nous l’installeront plus tard dans la machine virtuelle.

Top départ. Installation et personnalisation.

1_ Installer Ubuntu Mate dans VirtualBox, l’installation se passe de la même manière que sur un disque physique. Une fois l’installation terminée, lancer Ubuntu Mate et procédez aux éventuelles mise à jour.

À partir de maintenant nous travaillons dans le système virtualisé.

2_ Pour la suite de cet article, nous allons customiser Ubuntu Mate, pour ma part je vais la déguiser en MacOS, mais vous pouvez tout à fait choisir un autre thème si vous le souhaitez.

Ici : http://b00merang.weebly.com/windows-10.html

Le thème MacBuntu a été créé par l’équipe de NoobsLab et est disponible en installant un PPA.

Voici l’adresse du site :

http://www.noobslab.com/2016/04/macbuntu-1604-transformation-pack-for.html

Nous allons donc récupérer les éléments qui nous manque, tout d’abord nous téléchargeons Pinguy Builder ici :

http://pinguyos.com/2015/09/pinguy-builder-an-app-to-backupremix-buntu/

Ce logiciel nous permettra de créer une ISO installable de notre système personnalisé, j’ai choisi la version 4.3.8.

3_ Comme j’ai choisi un thème Mac, j’ai besoin de quelques fonds d’écrans qui vont bien, ils sont fournis par nos amis de NoobsLab :

http://drive.noobslab.com/data/Mac/MacBuntu-Wallpapers.zip

4_ Ouvrez maintenant un terminal en faisant Ctrl+Alt+T,

5_ Copiez et collez une à une dans le terminal les instructions suivantes :

sudo add-apt-repository ppa:noobslab/macbuntu
sudo apt-get update
sudo apt-get install macbuntu-os-icons-lts-v7
sudo apt-get install macbuntu-os-ithemes-lts-v7
sudo apt-get install slingscold
sudo apt-get install albert
sudo apt-get install macbuntu-os-plank-theme-lts-v7

Optionnellement vous pouvez installer les fonts et icônes Mac pour LibreOffice, et pour le système.

Pour LibreOffice:
sudo apt-get install libreoffice-style-sifrwget -O mac-fonts.zip http://drive.noobslab.com/data/Mac/macfonts.zip

Pour le système :
sudo unzip mac-fonts.zip -d /usr/share/fonts ; rm mac-fonts.zip

Et enfin finissez avec la ligne suivante.
sudo fc-cache -f -v

Redémarrez votre machine virtuelle.

6_ Configuration.

Rendez-vous dans le menu « Système » ⇒ « Préférences » ⇒ « Apparence » ==> « Apparence » et choisissez un des thèmes MacBuntu.

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Dans l’onglet « Polices », pour remplacer les fontes Ubuntu par des polices Mac, en l’occurrence Lucida.

Maintenant, rendez-vous dans MATE Tweak.

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Dans l’onglet « Fenêtres », vous pourrez changer la disposition des boutons de « Traditionnel » (à droite) à « Contemporain » (à gauche).

Dans l’onglet « Interface », vous avez le choix entre différents styles.

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Prenez le style « Cupertino ».

Passons maintenant au dock Plank.

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7_ Dans le dock, cliquez sur l’ancre pour accéder aux paramètres de Plank et sélectionnez un des thèmes Mac . Vous pouvez ensuite rajouter des icônes en les glissant depuis le menu « Applications » en haut à gauche ou en les épinglant une fois le logiciel ouvert.

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8_ Dans le menu « Applications » ⇒ « Accessoires », vous retrouverez les logiciels « Slingscold » et « Albert ».

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mac7.1

Albert correspond à la fonction « Spotlight » de Mac. Lancez-le, il vous demandera de le configurer. Assignez-lui un raccourci clavier, typiquement les touches « Ctrl+Espace ».

Slingscold est l’équivalent du « Launcher » de Mac ; il présente toutes vos applications sur une grille.

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9_ Si vous avez installé les icônes Mac pour LibreOffice.

les icônes de LibreOffice sont encore en mode Ubuntu, pour changer cela, vous pouvez aller dans « Outils » ⇒ « Options » ensuite, allez dans « Affichage » et passez le style d’icône à « Sifr ».

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Et voilà, votre bureau Ubuntu ressemble maintenant à celui du Mac.

macBureau

Deuxième partie : création de l’image ISO avec Pinguy Builder.

Avant toutes choses, nous allons devoir changer l’UID de notre machine virtuelle, pour cela ouvrez une console et saisissez la commande suivante :

sed -i -e ‘s@user-uid [0-9]*@user-uid 1000@’ /usr/share/initramfs-tools/scripts/casper-bottom/25adduser

Cette commande changera l’UID de la machine virtuelle actuellement à 999 à 1000.

Pourquoi changer l’UID : Le problème est que VirtualBox configure les utilisateurs (Public_sf pour les dossiers partagés) en tant qu’utilisateur 999.

Mais casper (l’application qui contrôle le système live CD) code l’UID utilisateur de Pinguy Builder en 999 lui aussi ; cela signifie donc que l’utilisateur « live » n’est jamais créé (puisque 999 existe déjà). La solution consiste à donner un UID différent à l’utilisateur créé par casper.

Si vous ne procédez pas à cette manipulation il vous sera impossible de lancer le système live.

Installez Pinguy Builder dans votre machine virtuelle.

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Lancez Pinguy Builder.

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Configuration de PinguyBuilder :

Allez dans l’onglet « Setting » et donnez un nom à votre distribution et changez le dossier où sera enregistrée votre image ISO en indiquant le chemin vers votre dossier « Public ». Pour cela cliquez sur le bouton à droite du champ « Working directory ».

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Laissez les autres champs tel qu’ils sont et revenez dans l’onglet « Actions ».

Dans cet onglet vous pouvez effectuer plusieurs actions, celle qui nous intéresse ici est «Backup ».

Pourquoi « Backup » ? Si vous choisissez l’option n°2 « Dist », votre dossier personnel ne sera pas inclus, or c’est votre dossier personnel qui contient toutes les modifications que vous avez effectuées ; si donc vous choisissez cette option, après la compilation de votre image ISO, vous vous retrouverez avec votre Ubuntu Mate tel qu’il était avant vos modifications.

Dans le bas de l’interface, quelques boutons vous permettent de personnaliser le menu de démarrage du live CD que vous allez créer, personnaliser le chargeur de démarrage Grub, ou encore choisir un thème pour LightDM. À vous de voir si vous souhaitez utiliser ces options.

Concernant LightDM, pour lui donner un style MaxOS, utilisez plutôt LightDM Gtk+ Paramètres d’apparence :

mac16.1   mac16.1

MenuSystème AdministrationLightDM Gtk+ Paramètres d’apparence

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Avant de lancer la compilation de votre distribution personnalisée, pensez à mettre à la corbeille (et videz-la), tous les fichiers que vous avez téléchargés et qui se trouvent encore dans votre répertoire personnel.(sinon vous les retrouverez sur le live CD de votre distribution).

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Maintenant cliquez sur le bouton « Backup » et patientez.

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Lorsque votre live CD est créé, cliquez sur « Valider ».

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11_ Récupérer le live CD personnalisé.

Votre image ISO se trouve dans votre dossier « Public », dans le dossier « PinguyBuilder » , mais comme vous le voyez sur la capture ci-dessus, il appartient à l’utilisateur « root »,vous ne pourrez donc pas éliminer ce dossier, nous allons donc devoir changer cela de la manière suivante :

Dans le terminal, saisissez cette commande :

sudo chown -R xxxx (remplacez les x par votre nom d’utilisateur).

faite un espace et glissez/déposez le dossier PinguyBuilder dans le terminal, cliquez sur « Entrée » et saisissez votre mot de passe, l’icône de cadenas disparaît, ce qui signifie que le dossier vous appartient désormais. (Ceci n’est pas obligatoire, vous pourrez quand même copier votre image ISO dans votre machine physique).

Il ne vous reste plus qu’à copier l’image ISO de votre distribution personnelle sur votre machine physique et à la tester en live ou dans une machine virtuelle ; mais pour cela il vous faut installer les additions invitées que vous avez téléchargées précédemment.

Rendez-vous dans le menu « Périphérique » de VirtualBox, cliquez sur « Insérer les additions invitées » et suivez la procédure.

Fermez le système d’exploitation en cours dans VirtualBox.

Vous travaillez à présent dans la machine physique.

Dans la fenêtre de Virtualbox, cliquez sur l’icône « Configuration » et dans la fenêtre des paramètres cliquez sur « Dossiers partagés », cliquez ensuite sur l’icône « Ajoute un nouveau dossier partagé ».

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Dans la fenêtre d’ajout, cochez la case « Montage automatique », dans la rubrique « Chemin du dossier », cliquez sur la flèche à droite et choisissez « Autre ».

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Sélectionnez le dossier « Public » et validez.

Rendez-vous à présent dans votre dossier personnel, et mettez en partage votre dossier « Public ».

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Ouvrez le menu contextuel, cliquez sur « Propriétés », dans la fenêtre des propriétés, dans l’onglet « Partage de réseau local » cochez les divers cases et validez, acceptez l’installation du partage. Pour finaliser vous devez redémarrer votre session.

Pourquoi installer les additions invitées après la compilation de l’image iso ? Si nous les avions installées avant, celles-ci auraient été compilées avec l’image iso, ce qui est inutile sur une machine physique et alourdi inutilement le live CD.

Vous pouvez maintenant redémarrer votre MacBuntu virtuel.

Vous travaillez maintenant à nouveau dans la machine virtuelle.

Si tout c’est bien passé, un dossier nommé « sf_Public » apparaît sur votre bureau.

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Mais si vous tentez de l’ouvrir… impossible vous n’avez pas la permission, il faut donc remédier à cela.

Lancez le terminal et saisissez cette commande:

sudo usermod -a -G vboxsf xxx (remplacez les x par votre nom d’utilisateur)

Ensuite, déconnectez-vous de la session et reconnectez-vous. Vous pouvez alors accéder au montage.

Pourquoi : pour accéder en lecture/écriture au répertoire partagé, ici sf-Public, il faut ajouter votre nom d’utilisateur comme membre du groupe vboxsf.

Ceci fait, ouvrez votre dossier partagé (sf_Public) et copiez/collez dedans l’image iso de votre distribution personnelle.

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Sur votre machine physique, ouvrez votre dossier Public et vérifiez que le transfère c’est bien effectué.

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Vous voila presque au bout de ce tutoriel, il ne vous reste plus qu’à tester votre distribution, montez la dans VirtualBox et installez-la pourvoir si tout fonctionne correctement.

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En ce qui me concerne, le système live se lance sans problème, je vais maintenant tester l’installation.

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J’en profite pour créer un lanceur sur le bureau.

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je clique sur le lanceur, mais il ne se passe rien, si vous rencontrez ce problème voici une astuce pour le contourner.

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Allez dans les propriétés du lanceur et copiez/collez la ligne « Commande » dans le terminal.

mac37Et c’est parti pour l’installation.

Cette fois vous êtes au bout de vos efforts, j’ai utilisé le dépôt NoobsLab par facilité, mais si le cœur vous en dit, vous pouvez installer dans virtuaBox une mini iso d’ Ubuntu, lui adjoindre un gestionnaire de fenêtres comme OpenBox par exemple, le personnaliser à votre envie et en faire une image iso qui sera votre distribution personnelle.

Amusez-vous! VirtualBox est un outils extraordinaire pour bidouiller sans rien casser sur votre système.

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Ubuntu Party


Ubuntu Party

samedi 25 novembre 2017 11:00

à

30 avenue Corentin-Cariou, Paris 19e

Programme: https://ubuntu-paris.org/

L’Ubuntu Party parisienne est un événement associatif grand public organisé deux fois par an depuis 2006 par des bénévoles de la communauté francophone d’Ubuntu.

C’est une occasion de découvrir une alternative libre, complète et gratuite aux systèmes Mac et Windows.

Une centaine de bénévoles passionnés accueillent le public au Carrefour numérique² de la Cité des sciences et de l’industrie.

Au programme de ces 2 journées consacrées à l’univers du Libre en général et d’Ubuntu en particulier :

• Une install-party,pour accompagner le public dans leur installation d’Ubuntu

• Une vingtaine de conférences grand public

• Une vingtaine d’exposés techniques

• Une vingtaine d’ateliers d’initiation

• Un espace jeunesse, pour qu’il soit possible de venir en famille 🙂

• Un micro village associatif

• Des interviews radiophonique

  • Des démonstrations en continu.
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Arc Welder : faite tourner des applications Android sur Ubuntu.


Par Bruno Séradzski.

ARC Welder est une application développée par Google, grâce à laquelle vous serez en mesure de faire fonctionner des logiciels Android (.apk) dans le navigateur Chrome.

Au départ cette extension ne devait fonctionner que sous Chrome OS, Google a finalement décliné son application sous la forme d’une extension pour son navigateur afin que les développeurs puissent plus facilement tester leurs applications Android.
Une fois installée, l’extension est disponible dans l’onglet « Applications » de Google Chrome ainsi que dans le menu des applications de votre bureau.

Fonctionnement :

Il suffit ensuite de lancer ARC Welder, de lui assigner un dossier et de lui indiquer le fichier .apk du logiciel Android à installer.

Notez que les applications installées avec ARC Welder apparaissent comme des logiciels indépendants.

Marche à suivre :

1_ Installez le navigateur Google Chrome, disponible à cette adresse :

https://www.google.fr/chrome/browser/

2_ Installez l’extension ARC Welder, que vous trouverez à cette adresse :

http://arcwelder.proweb.info/download-ARC-Welder-on-pc.html

3_ Récupérez des applications Android ici : https://fr.uptodown.com/android ou là :

http://www.androidfreedownload.net

4_ Lancez le navigateur Chrome, rendez-vous sur la page des extensions et activez le mode

développeur en haut à droite.

5_ Lancez votre navigateur de fichier et créez un dossier caché que vous nommerez .ARC ; le point (.) devant le nom du dossier fera en sorte que celui-ci soit invisible dans votre explorateur de fichier.

6_ Lancez ARC Welder et indiquez-lui le chemin vers le dossier .ARC que vous avez précédemment créé.

Deux manières de lancer ARC Welder.

Cliquez sur le bouton « Choose ».

Affichez les fichiers cachés, sélectionnez votre dossier .ARC et validez.

7_ Cliquez sur le bouton + (plus), choisissez l’application Android que vous avez téléchargé

(normalement dans votre dossier Téléchargements) et cliquez sur le bouton « Tester ».

Si votre application est compatible… elle se lance, reste à voir si elle fonctionne correctement.

Pour cette application « Code de la route » tout va bien, elle fonctionne parfaitement.

Un bémol toutefois, toutes les applications ne fonctionnent pas, aussi n’hésitez pas à en tester plusieurs similaires.

Ceci peut arriver.

Une autre limitation est que ARCWelder ne peut faire fonctionner qu’une application à la fois, si vous tentez d’en installer une deuxième, il éliminera alors la précédente.

Pour finir, voici quelques alternatives que je vous laisse le soin de tester.

https://anbox.io/

https://mychromebook.fr/twerk-lapplication-qui-convertit-les-applications-android-pour-chromebook/

https://www.genymotion.com/

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Ubuntu 17.10 : Canonical dévoile la nouvelle interface.


Par Bruno Séradzski

Comme vous le savez probablement, j’en ai parlé ici même, et la nouvelle a fait le tour du web, la prochaine version d’Ubuntu, Artful Aardvark 17.10, va proposer l’environnement de bureau Gnome 3 par défaut.

Son adoption va s’accompagner de plusieurs adaptations visuelles sur lesquelles Canonical travaille, notamment sur le dock. Il est question ici d’une modification de l’extension Dash to Dock de l’environnement Gnome3.

Ces informations ont été fournies par le développeur Didier Roche, elles permettent de répondre à quelques questions, par exemple, nous savons que ce dock sera proposé par défaut sur le côté gauche de l’écran alors que les boutons de fenêtre, eux passeront à droite ; bien sur tout cela sera configurable.

Pour rappel le dock est la barre rassemblant les différentes icônes des principales fonctionnalités et applications de la distribution, en effet, Canonical souhaite conserver l’ergonomie et l’organisation du regretté bureau Unity. Les utilisateurs des anciennes versions seront ainsi toujours dans un environnement familier.

 

Ubuntu Dock, une surcouche personnalisable.

Techniquement, le dock Ubuntu est une surcouche sur le Dash to Dock de Gnome 3, et contrairement à Unity, il sera possible de le personnaliser plus en profondeur, dans des domaines allant de la couleur au comportement en passant pas la taille, la transparence ou encore sa position.

Sur son blog, Didier Roche explique que le dock comporte différents paramètres par défaut. Toutefois, une option de désactivation est prévue et l’installation d’un dock concurrent sera possible si vous le souhaitez.

Le blog de Didier Roche : https://didrocks.fr/2017/08/18/ubuntu-gnome-shell-in-artful-day-5/

Par exemple, plusieurs options de paramétrage seront accessibles dans les paramètres afin de modifier certains aspects du dock.

Selon les propos de Didier Roche :

« Vous pourrez changer la taille des icônes dans le dock, activer le mode Masquer, ou encore afficher le dock dans tous les moniteurs ou votre préféré […] Ceci affectera également le Dash to Dock si vous l’avez installé. Bien sûr, cette modification n’est visible que dans la session Ubuntu, et non Gnome vanilla one ».

Pour terminer, précisons qu’il est prévu une fonction pour « migrer les paramètres » de l’ancien « Unity Laucher » vers le dock Ubuntu. Ceci concernera les utilisateurs d’Ubuntu 16.04 LTS ou Ubuntu 17.04 qui migreront vers Ubuntu 17.10 cet automne.

Si vous souhaitez tester en avant-première : http://cdimage.ubuntu.com/ubuntu/daily-live/20170914/

Quelques captures d’écran.

Le bureauLeBureau

Le « look » général ressemble beaucoup à Unity.

reglage-dock

position-dock

La fenêtre « Paramètres », où on peut entre autre régler le dock, taille, position et escamotage.

act-desact-dock

La fenêtre « Ajustement » où vous pouvez notamment désactiver le dock Ubuntu (qui est en fait une simple extension) et retrouver l’interface classique de Gnome 3. Pourquoi deux applications ? Pourquoi ne pas tout réunir dans les paramètres ?

ajoutDock

Ajouter une icône au dock.

oteIconDock

Enlever une icône du dock.

bireauVirt

Les bureaux virtuels.

Au moment où j’écris ces lignes, certaines fonctionnalités annoncées ne sont pas encore fonctionnelles et le dock manque de fluidité dans son utilisation, toute-fois d’ici la publication de la version définitive de nombreuses choses peuvent encore changer.

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L’événement Libre et open source incontournable de la Rentrée 2017.


Par Bruno Séradzski.

Après l’Allemagne, c’est la France qui a été désignée pour organiser la deuxième édition de l’UbuCon Europe les 8, 9 et 10 septembre 2017, à la cité des sciences, Parc de la Villette à Paris.

Le programme est accessible à tous.

Vous pourrez participé à la traditionnelle « install party », venez avec votre ordinateur portable, nous vous accompagnons dans sa migration vers Ubuntu !

Pour ceux qui ne connaissent pas Ubuntu, douze postes Ubuntu aux multiples saveurs, sont en libre accès et des bénévoles sont là pour vous guider et répondre à toutes vos questions.

Un espace dédié à la jeunesse pour venir en famille, une programmation spécifique est proposée aux jeunes. ; jeux d’éveil, jeux en réseau et initiation à la programmation.

Découvrez le programme complet ici : https://ubucon.paris/

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KickThemOut, faite vous de la place sur votre réseau.


Par Bruno Séradzski.

Après une longue journée de travail, vous n’avez qu’une envie, vous laisser tomber dans votre fauteuil favori et regarder un bon film en « streaming » et là, frustration! Après quelques secondes de téléchargement une petite fenêtre surgi: « En raison de la lenteur de votre connexion, la lecture de votre film a été interrompue »…
Et pourquoi? Par ce que vos enfants, petits enfants, frères, sœurs, etc, tout ce petit monde « squatte » votre bande passante ne vous laissant que la portion congrue.

Y a t-il une solution? Oui! Elle se nome KickThemOut.


Comment cela fonctionne-t-il?

KickThemOut bloque la connexion des périphériques reliés à votre réseau local vous permettant ainsi de garder égoïstement toute la bande passante pour vous-même.

Rien de définitif, rassurez-vous, dès l’arrêt du script, les périphériques se connecteront à nouveau normalement.

Installation sur Ubuntu 16.04 LTS.

Le script est disponible pour GNU/Linux et MacOS.

Vous devrez au préalable installer ces deux paquets, « python-pip et python-pip-whl » sans cela le script ne pourra pas être installé.

Ensuite lancez votre terminal, et saisissez les lignes suivantes:

sudo apt-get update && sudo apt-get install nmap

git clone https://github.com/k4m4/kickthemout.git

cd kickthemout/

 sudo python -m pip install -r requirements.txt

Note des développeurs :
KickThemOut est fourni conformément à la licence MIT. Il est conçu à des fins éducatives.

Si vous choisissez de l’utiliser autrement, les développeurs ne seront pas tenus responsables, (ni moi).

En bref, ne l’utilisez pas avec de mauvaises intentions.

Site web des développeurs :

Nikolaos Kamarinakis (@nikolaskama)

David Schütz (@xdavidhu)

Utilisation du script.

Normalement un dossier « kickthemout » a été créé dans votre dossier personnel, ouvrez-le et vérifiez que vous pouvez lancer le script « kickthemout.py » comme un programme. Ce devrait-être normalement le cas, sinon, rendez-le exécutable.

Lancez le terminal et rendez-vous dans le dossier « kickthemout »…

…Grâce à la commande : cd kickthemout

 

 

Vous pouvez maintenant lancer le script python avec cette commande :

sudo python kickthemout.py

Si vous obtenez cette erreur : « ERROR: Default Gateway MAC Address could not be obtained. Please enter MAC manually ».

Récupérez votre adresse MAC

…Dans les informations sur votre connexion. Faite un « copier/coller » et appuyez sur « Entrée ».

Faite votre choix dans la liste.

1 : Déconnecter un appareil,

2 : Déconnecter certains appareils,

3 : Déconnecter tous les appareils.

J’ai choisi « 1 : déconnecter UN appareil », le script me présente les appareils connectés sur mon réseau, je n’ai plus qu’à faire mon choix.

Et voila ! Mon réseau « rien que pour moi ».

Bien entendu, faire cela sur un réseau public (wifi du Mac Do par exemple) est strictement interdit, alors à bon entendeur.

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Un nouveau bureau : Manokwari.


Par Bruno Séradzski.

Manokwari est construit sur GNOME 3 à l’aide de GTK + et HTML5, c’est l’évolution d’un projet antérieur appelé Blankon-Panel.

Manokwari, est le bureau utilisé par la distribution Linux Indonésienne BlankOn. Cette distribution est basée sur Debian.

Caractéristiques.
L’interface est composée d’une barre supérieure avec deux panneaux latéraux cachés par défaut; ces panneaux peuvent être ouvertes à tout moment en cliquant sur une icône, pour la gauche ou en cliquant près du coin supérieur de l’écran pour la droite.

Le panneau Applications (gauche), gère le lancement des applications à travers une liste de catégories repliables.

La barre de recherche permet de trouver une application particulière, mais pas seulement, elle vous renvoi également des liens issus du web via Google, Wikipedia, etc.

Le panneau de droite vous donne accès aux paramètres de Gnome,et à la zone d’état. Vous y trouverez également un applet météo configurable.

Barre des tâches.

La barre supérieure permet d’ouvrir le panneau des applications, elle contient une liste des tâches en cours, un contrôle du volume sonore, les indicateurs, un calendrier, et un commutateur d’espace de travail.

L’applet de la liste des tâches en cours, vous permet de basculer entre les applications en cours d’exécution. Le passage du pointeur sur ces icônes révélera le titre des fenêtres dans une barre secondaire.
Gestion de l’affichage.

Manokwari utilise Mutter pour la gestion des fenêtres et la composition (tout comme Budgie) et l’écran de verrouillage de Gnome.

Bien que certains éléments de l’interface utilisateur soient en GTK + les développeurs travail actuellement à les réécrire en HTML5.

Si vous aimez et que vous souhaitez tester ce bureau, il vous faudra ajouter le PPA suivant à vos sources de logiciels (uniquement valable pour Ubuntu 16.04 LTS).

Sudo add-apt-repository ppa: dotovr / manokwari

Sudo apt update && sudo apt install manokwari

Toute fois, Manokwari étant en cours de développement je vous recommande plutôt de télécharger l’ISO de la distribution BlankOn et tester ce bureau dans une machine virtuelle.

Lien de téléchargement : http://cdimage.blankonlinux.or.id/blankon/rilis/10.0/

Installation en images.

Je vais installer la distribution BlankOn-10.0 dans une machine virtuelle, nous pourrons ainsi découvrir ce bureau.

Pour ceux que cela intéresse, la machine disposera de 4 GO de mémoire vive, d’un disque dur de 10 GO et de deux processeurs.

Premier écran, choix de la langue pour l’installation, ne cherchez pas le français, ce sera anglais ou indonésien. L’installeur maison est agréable et simple à utiliser, cependant il ne vous proposera pas d’installer les mises à jour ou les codecs non libres.

Choix de votre zone géographique.

Choix du disque sur lequel vous souhaitez installer le système.

Choix de la partition, vous avez le choix entre un partitionnement automatique ou manuel.

Le traditionnel rappel avant de confirmer le partitionnement.

Dans cet écran vous définissez le nom de la machine, votre nom d’utilisateur, mot de passe, etc.

Dernier rappel avant installation.

Démarrage de l’installation.

Redémarrage du système.

Le bureau.

Personnellement, je n’aime pas trop devoir cliquez sur une icône pour avoir accès aux applications et ensuite devoir à nouveau cliquer pour lancer la dite application; donc l’idée d’ajouter un dock qui regroupe les applications couramment utilisées est une bonne idée, cependant…

Après avoir configuré le français pour le clavier et le bureau, je redémarre la distribution et là, surprise ! Le dock à disparu ! Impossible de le relance ; s’agit-il d’un bug ?

Le panneau de gauche.

En cliquant sur l’icône, à gauche de la barre de tache, le panneau des applications s’ouvre. On y trouve un champ de recherche, la liste des applications, l’accès au dossier personnel, et l’icône de lancement du panneau de configuration de Gnome.

Utilisation du champ de recherche.

Comme vous pouvez le voir sur la capture ci-dessus, j’ai saisi « calculatrice », je peux donc lancer la calculatrice en appuyant sur la touche « Entrée » ou en cliquant sur l’icône sous le champ. Les liens, quant à eux, renvoi à une recherche sur internet.

Dans l’exemple ci-dessus, j’ai cliqué sur le lien « Recherche », cela m’a renvoyé sur la calculatrice de Google.

Au bas du panneau se trouve les icônes d’arrêt, redémarrage, mise en veille, etc. Si vous positionnez votre pointeur sur le bas, une fenêtre escamotable apparaît, vous indiquant l’utilisateur connecté.

Le panneau de droite.

Pour faire apparaître ce panneau, vous devez positionner votre pointeur en haut à droite.

Je la qualifierais de « panneau informatif », de haut en bas, on y trouve des liens vers le site de la distribution, la page Facebook et Twitter des développeurs, les boutons de contrôle du lecteur de musique (Audacious), une application météo, ainsi qu’un accès direct aux différentes options du panneau de configuration de Gnome.

 

La barre de tache.

Hormis les applets habituels, date, heure, calendrier, elle affiche l’icône des applications lancées.

Si vous mettez le pointeur sur une de ces icônes, une barre supplémentaire apparaît où est mentionné le nom de l’application.

                               Tout à fait à droite se trouve l’icône des bureaux virtuel.

Nous arrivons au terme de cette « visite » du bureau Manokwari, mon impression générale est bonne, bien que je ne l’installerais pas sur ma machine. L’ensemble est fluide et plutôt rapide, ce bureau peut trouver son public.

Pour ce qui est de la distribution en elle-même, elle repose sur une base Debian, ce qui est un gage de qualité ; étant en développement quelques bugs sont à déplorer, comme la disparition du dock au redémarrage, ou l’impossibilité de se connecter aux serveurs pour faire les mises à jour.

Pour ce qui est de la localisation en français, elle reste partielle, il y a certainement des paquets supplémentaires à installer. L’ensemble est prometteur, laissons les développeurs travailler.

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